mercredi 28 mai 2008

VISAGES

Le visage de…
Des cheveux entourent un visage, un corps aussi.
Autour de ce visage des membres s’agitent, une voix s’élève de ces lèvres et un son arrive aux oreilles de celui qui l’écoute.
SILENCE
Des yeux, de grands yeux inondent ce visage. Parfois grands, en amande ou aux allures de billes, toujours ils supportent ce regard. Les cils, eux, gardiens du rideau, battent parfois un envol et marquent une sensation : Le regard de l’un qui en l’autre se mire.
Ces yeux qui peuvent parler à la place des lèvres, ces yeux qui parfois hurlent, parfois caressent et parfois se taisent…
Ils sont entourés de sourcils, expression du regard. Surplombant les yeux, ils guettent le moindre signe et s’arc-boutent au gré des remous. Chacun se pâme devant l’autre, et sans vergogne expose son point de vue. Vue d’en haut ils interprètent ce regard qui se dessine.
Ce regard qui de l’un à l’autre, aller-retour de mots, en dit long. Au gré de ces vagues les joues suivent le mouvement et l’esquisse qu’elles en font, comme dans le sable, imprimé sur cette peau devenue plage. Attendant le prochain souffle de vent pour s’évanouir, s’épanouir et fuir, jusqu’à la brise d’après…
Tendant aux lèvres, qui s’étirent pour dévoiler une série de petites blanches…croquantes.
La langue dans la bouche joue et laisse échapper des sons, des mots ou autre chose.
Quand la tempête s’annonce, elle gronde, s’emmêle, s’entremêle et s’enlise. L’autre en face, s’égare dans cet océan de nœuds et son regard, glissant par le menton, grimpe cheveu par cheveu pour arriver au front, qu’en secouant la tête, l’autre autre, fait glisser par les tempes, jusqu’à son oreille.
Fragile et délicate, elle reçoit les messages d’ici et d’ailleurs entrelacés aux bruits intérieurs. Parfois, elle se pose en guide, parfois, fait des crocs, aux jambes de celui qui la porte, le portant ainsi en des lieux inconnus.

Pas à pas, le sourire ouvre un bal, un bal d’émotions qui, en celui qui regarde, se danse. Le regard s’en mêle, les doigts aussi parfois, et le cœur de l’autre tremble.
Un visage, du ruisseau à l’océan, les vagues de l’émotion qui sur lui déferlent, racontent à l’autre ce qu’il veut bien en voir.
Ce visage, comme un poème, dans les yeux de l’autre s’étire…

dimanche 18 mai 2008

TOSCANA!!!!


Sienna....