"On parle de la douleur de vivre, mais ce n'est pas vrai, c'est la douleur de ne pas vivre qu'il faut dire" Camus-Char (1946-1959)
"Le réel quelquefois désaltère l'espérance. C'est pourquoi contre toute attente l'espérance survit." Char-Camus (1946-1959)
"Si parla del dolore di vivere, ma non è vero, è il dolore di non vivere che si deve dire"
"La realtà a volta da acqua alla speranza. E cosi che la speranza sopravive"
jeudi 10 janvier 2008
les pt'is plaisirs
Ouvrir un nouveau pot de nutella…
D’abord, on choisit soigneusement son pot sur l’étalage, trouver l’élu parmis tous ces pareils. Puis finalement notre regard s’arrête sur une étiquette, oui, là le troisième au fond à droite, c’est celui là qu’on veut.
Enfin, arrivés à la maison, avec délicatesse, on sort le pot du panier pour le ranger dans le deuxième placard du haut, à sa place. Viens l’heure de trouver une occupation, pour ne pas craquer, pour se donner bonne conscience. Un journal sur le canapé, une série idiote à la télé, deux, trois voisins à épier. Et la frénésie commence quatre heure moins dix, moins cinq, là on ne tient plus, on frémit. La main s’allonge dangereusement vers le placard, hop l’ouvre, puis le referme du même coup, non c’est pas sérieux ! On patiente, des doigts tapotent la table de la cuisine… on regarde les aiguilles de la pendule, bouger et notre langue bat le rythme.
Tic tac tic tac.
Quatre heures… c’est l’heure du goûter…quelques secondes encore, juste pour la frime.
Puis on saute vers le placard, attrape ce pot trop bien rangé.
Attention, l’installation est importante !
Une chaise pour être confortable, un couteau rond, une petite assiette et une tranche de pain croustillant.
Et le délice commence.
Délicatement, on ouvre le couvercle et l’on peut entendre ce délicieux scrotch scrotch que produit le papier sur le couvercle. Puis il est là ce papier doré, qui brille et fait scintiller vos yeux !
Avec le bout de l’ongle, on s’amuse, on fait quelques dessins, puis souvent on écrit son prénom. Ensuite quelques petits coups, tac tac, le papier est troué et la pointe du doigt pleine de chocolat !
On porte ce doigt à la bouche, hum… et comme sur l’étiquette, on s’imagine les noisettes, le lait… ça suffit je ne veux pas en savoir plus.
Puis vite, vite on retire tout le papier avec des gestes frénétiques, il en reste souvent collé un peu sur les bords, on gratte, on enlève, on arrache, ouf…
Puis on pense en souriant bêtement, vivement le prochain pot…
Marion
D’abord, on choisit soigneusement son pot sur l’étalage, trouver l’élu parmis tous ces pareils. Puis finalement notre regard s’arrête sur une étiquette, oui, là le troisième au fond à droite, c’est celui là qu’on veut.
Enfin, arrivés à la maison, avec délicatesse, on sort le pot du panier pour le ranger dans le deuxième placard du haut, à sa place. Viens l’heure de trouver une occupation, pour ne pas craquer, pour se donner bonne conscience. Un journal sur le canapé, une série idiote à la télé, deux, trois voisins à épier. Et la frénésie commence quatre heure moins dix, moins cinq, là on ne tient plus, on frémit. La main s’allonge dangereusement vers le placard, hop l’ouvre, puis le referme du même coup, non c’est pas sérieux ! On patiente, des doigts tapotent la table de la cuisine… on regarde les aiguilles de la pendule, bouger et notre langue bat le rythme.
Tic tac tic tac.
Quatre heures… c’est l’heure du goûter…quelques secondes encore, juste pour la frime.
Puis on saute vers le placard, attrape ce pot trop bien rangé.
Attention, l’installation est importante !
Une chaise pour être confortable, un couteau rond, une petite assiette et une tranche de pain croustillant.
Et le délice commence.
Délicatement, on ouvre le couvercle et l’on peut entendre ce délicieux scrotch scrotch que produit le papier sur le couvercle. Puis il est là ce papier doré, qui brille et fait scintiller vos yeux !
Avec le bout de l’ongle, on s’amuse, on fait quelques dessins, puis souvent on écrit son prénom. Ensuite quelques petits coups, tac tac, le papier est troué et la pointe du doigt pleine de chocolat !
On porte ce doigt à la bouche, hum… et comme sur l’étiquette, on s’imagine les noisettes, le lait… ça suffit je ne veux pas en savoir plus.
Puis vite, vite on retire tout le papier avec des gestes frénétiques, il en reste souvent collé un peu sur les bords, on gratte, on enlève, on arrache, ouf…
Puis on pense en souriant bêtement, vivement le prochain pot…
Marion
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