samedi 22 novembre 2008

Elastique

Et si, d'un impossible à l'autre, tout s'étirait
en un rythme abscond sauté, machouillé et verrouillé.

Ca dure en choisissant le temps;
d'une cerise nue...posée là près d'un pinceau.

En rentrant ma tête, dans tes épaules, je souris
et comme un élastique, mes yeux s'étirent vers l'horizon
d'un marchepied sanglant.

Au détour d'un bout de rien, je me prélasse, j'entasse
et ramasse des bouts d'histoires de vies,
des émotions, des locomotives.

En couleur et en forme se dégagent de ces doigts,
des trainées de soi...

lundi 4 août 2008

ma maison imaginaire

Tantôt elle se pose sur un nuage, parfois sur les hauteurs d’Antananarivo ou dans les arbres, aussi en banlieue, à la campagne, sous terre ou dans les plaines du Montana…
Ma maison… Il y a du noir, du bleu ciel du rouge passion et aussi du rouge colère, du vert patience et du jaune déçu, dans ma maison…
Il y a du saccadé et du vidé ! Des balançoires à cœurs et des toboggans à émotions dans ma maison…
Le soleil, les orages, les nuages, les étoiles et parfois la lune dans ma maison…
Parfois je suis seule, et parfois quelqu’un est là, des fois nous sommes plusieurs et on y rit on y sourit, on s’embrasse on y fait la fête on y pleure on s’y ennuie dans ma maison.
C’est balancé rythmé, cru et cuit, c’est cui cui ou bien vroum vroum dans ma maison.
Elle est ouverte y’a plein d’fenêtres dans ma maison. A chacune on se penche et personne n’y voit la même chose c’est ma maison.
Le vent la souffle et la lune l’allume ma maison.
Entre fantasmagorie, envie et paroles elle se dessine, ma maison.
Je la rêve je la respire je l’inspire et je l’expire cette maison.
Portée par les nuages elle m’emmène, me surmène et me ramène là. Où j’en suis, où vous êtes.
Ma maison c’est dans ma tête !
Un océan déchaîné, une mouette qui piaille c’est ma maison.
Un escalier en colimaçon, une déception, un arc en ciel c’est ma maison.
Chiffonnée, embaumée embruminée enluminée est cette maison.
A foison d’instants de vie, d’instants de cris, de sauts de soubresauts et d’éclairs au chocolat, là voilà c’est ma maison.
Le ciel sicilien, le goût des vagues, l’amertume des remous et le sable sec sous mes pieds, c’est ma maison.
Ca sautille, ça frétille, ça émoustille, c’est ma maison.
Chavirante, violente, aimante, elle s’étire, et respire, elle odore et se goûte, c’est ma maison.
Elle est frivole, elle s’envole, elle est légère grossière et amère…
Dans ma maison c’est comme dans ma tête, c’est mal rangé…

Marion

vendredi 18 juillet 2008

Master 2 mon amour

Et voilà, après des heures passées à tenter de résumer 50 pages en 20 lignes soit je ne sais combien de caractères en comptant les blancs, j'ai réussi à décrocher une entrée en master 2 à Paris!!!!! je vous jure ça me fiche un coup, j'attends ça depuis tellement longtemps, et pis personne pour fêter ça dignement... Va falloir attendre aout....

jeudi 17 juillet 2008

we à la mer première partie

Voici quelques photos d'un we à la mer en semaine... Les trois protagonistes...
Le coucher de soleil en sépia...
Le coucher de soleil en couleur, avec un ti bateau qui passe...

Série: A Brouage, ville fantôme, on se sent seules!!! mais où sont les gens? sur la route du retour bien sûr.... GRRRRRR


no comments
Dans la voiture pour le coucher de soleil, ici c'est l'été que la journée



Enfin seule!!!


No comments, euh si en faiteu, c'est que j'avais des ongles longs, et les autres elles voulaient pas que je leur détruisent leurs doigts bronzés; alors j'ai mis les gants que j'avais achetés à la base pour mon pied, enfin ça c'est une autre histoire....




Les photos en bikinis arriveront dans le prochain épisode, alors... à la semaine prochaine!

mercredi 9 juillet 2008

Poésie autour d'un pot de nutella Toscan

Nous étions là, tous les deux assis à la table du petit déjeuner, autour d'un pot de nutella...
De ses grands yeux, il me regardait et moi je lui rendais son regard. Notre poème commençait à s'écrire dans nos yeux et les mots n'avaient plus d'importance.
Mes doigts finalement, tremblaient sur le papier qui dessinait cet instant.
Nous étions ensemble. Quelque chose d'insaisissable, mais presque visible nous liait. A cet instant là, rien n'aurait pu briser la magie, le sourire qui nous enveloppait.
C'était un moment hors du temps. Une bulle, comme parfois se forme sur le fleuve de la vie.
Elle vient comme elle repart cette bulle, elle n'éclate pas, non; elle s'envole plutôt et on la regarde saluer les nuages et la lune endormie...jusqu'à la prochaine...

dedicata a juliette

Foro romano
Une nuit étoilée s'étire devant nos yeux lourds.
La lune nous ennivre et embue nos coeurs.
Elle illumine, par des jeux d'ombre et de clarté argentée
les ruines qui racontent l'histoire de ce lieu.
Chacune acoudée à la barrière, nous nous perdons
dans nos souvenirs, nos rêves et nos éclats de rire.
La voix de Juliette s'élève, elle chante Bob Marley.
Les larmes glissent sur ma joue, pourtant mes lèvres sourient.
Nous laissons une part de notre aventure romaine ici,
sur le Foro Romano. Notre endroit préféré, notre
réserve à rêve et à souvenirs... Maintenant il faut s'inventer de nouveaux souvenirs.
L'instant est suspendu, et nos yeux n'en finissent plus
d'embrasser cette vue. Au loin, le Colisée...
Toutes ces heures passée là, sous les projecteurs des
étoiles. Cet endroit recueillait nos émotions fortes, souvent et pas toujours souriantes.
Mais c'est la dernière fois que nous pensons ensemble
en silence, ici...
Cette aventure là est terminée, il faut descendre des étoiles...
Devant nous la lune se pâme...et nous la saluons...sourire dans la main.

Marion

mercredi 2 juillet 2008

dossier master 2 psycho....

Bon, voilà ce que je fais de mon temps libre en ce moment, remplir des dossiers de candidature pour des master 2... Pour avoir une chance d'être prise quelquepart, tu fais plusieurs demandes genre 7, c'est un bon chiffre 7... Sauf que ça fait, 7 photos, 7 résumés d'un mémoire de 50 pages en 15 lignes voire attention tenez vous bien! 500 caractères, blancs compris, 1 caractère: 1 lettre. WOUH OUH!!! c'est du grand n'importe quoi, certains demandent une pochette cartonnée de couleur bleu à élastiques, d'autres demandent le mémoire (50 pages, c'est pas léger, et allons y pour filer du profit à la poste!!!), et l'enveloppe affranchie au tarif en vigueur pour te renvoyer ton dossier si tu ne les intéresse pas... non mais vraiment... J'hallucine, il y a aussi ceux qui demandent des manip sur ordinateur impossibles, genre remplir un dossier sur excel!!! ils en sont encore au cromagnon, ou encore demander de rendre le dossier le 1 er janvier 1904!!!! On pourrait vraiment monter un benny hill des demandes de candidatures master 2 psychologie clinique... Jte jure!!!!!!

mercredi 28 mai 2008

VISAGES

Le visage de…
Des cheveux entourent un visage, un corps aussi.
Autour de ce visage des membres s’agitent, une voix s’élève de ces lèvres et un son arrive aux oreilles de celui qui l’écoute.
SILENCE
Des yeux, de grands yeux inondent ce visage. Parfois grands, en amande ou aux allures de billes, toujours ils supportent ce regard. Les cils, eux, gardiens du rideau, battent parfois un envol et marquent une sensation : Le regard de l’un qui en l’autre se mire.
Ces yeux qui peuvent parler à la place des lèvres, ces yeux qui parfois hurlent, parfois caressent et parfois se taisent…
Ils sont entourés de sourcils, expression du regard. Surplombant les yeux, ils guettent le moindre signe et s’arc-boutent au gré des remous. Chacun se pâme devant l’autre, et sans vergogne expose son point de vue. Vue d’en haut ils interprètent ce regard qui se dessine.
Ce regard qui de l’un à l’autre, aller-retour de mots, en dit long. Au gré de ces vagues les joues suivent le mouvement et l’esquisse qu’elles en font, comme dans le sable, imprimé sur cette peau devenue plage. Attendant le prochain souffle de vent pour s’évanouir, s’épanouir et fuir, jusqu’à la brise d’après…
Tendant aux lèvres, qui s’étirent pour dévoiler une série de petites blanches…croquantes.
La langue dans la bouche joue et laisse échapper des sons, des mots ou autre chose.
Quand la tempête s’annonce, elle gronde, s’emmêle, s’entremêle et s’enlise. L’autre en face, s’égare dans cet océan de nœuds et son regard, glissant par le menton, grimpe cheveu par cheveu pour arriver au front, qu’en secouant la tête, l’autre autre, fait glisser par les tempes, jusqu’à son oreille.
Fragile et délicate, elle reçoit les messages d’ici et d’ailleurs entrelacés aux bruits intérieurs. Parfois, elle se pose en guide, parfois, fait des crocs, aux jambes de celui qui la porte, le portant ainsi en des lieux inconnus.

Pas à pas, le sourire ouvre un bal, un bal d’émotions qui, en celui qui regarde, se danse. Le regard s’en mêle, les doigts aussi parfois, et le cœur de l’autre tremble.
Un visage, du ruisseau à l’océan, les vagues de l’émotion qui sur lui déferlent, racontent à l’autre ce qu’il veut bien en voir.
Ce visage, comme un poème, dans les yeux de l’autre s’étire…

dimanche 18 mai 2008

TOSCANA!!!!


Sienna....

jeudi 24 avril 2008

Assise sur la plage, sèche sur ma serviette, je souris.
Je suis sortie, de cet océan le goût de ses vagues restent en moi,
mais le soleil me lance des clins d'oeil et je rejoint quelqu'un qui me fait signe au loin.
Sans me retourner, sourire aux lèvres, je marche sur le sable chaud et doux d'une nouvelle aventure...

vendredi 4 avril 2008

Aube

Aube ou Aurore, toujours cette dame se lève
Doucement, elle ôte son voile d’étoile et s’offre à nous
Les rayons la scintillent, et les nuages l’embruminent
A pas d’enfants elle se retourne, s’image et s’éternise.
Bulle ensorcelée, elle éclate aux yeux de celui qui la mire
Poème en couleur, elle prend au ventre et assied votre cœur.
Seule elle combat cette nuit froide, chaude elle s’étire et baille.
Les détours et décours de son chemin embuent, perdent et labyrinthe cet observateur présomptueux qui croit pouvoir en elle immortaliser quelque peu.
Les yeux se plissent.
Au rythme des alizées, elle s’installe d’abord fragile puis funambule, elle glisse à travers l’air.
En une journée, rêveuse, elle fait le tour du monde portant en son sein la lumière qui l’innonde.
De la lune au soleil son aventure se trace.
Du soir au matin son histoire s’inscrit.
Des yeux aux lèvres elle se révèle.
Chaque fois ensorcèle
Aube

Aube Aubade
Lève toi, et écoute cette sérénade

Je suis venu pour toi
Pour ton souffle, pour…

Je suis venu pour voir
En tes yeux les étoiles que tu voles à la nuit,
En tes doigts, les nuages glisser
En ton rêve, mes souvenirs s’esquisser

Oh toi, mon Aurore
« Ne vois tu rien venir ? »

D’un ciel à l’autre tu t’étires
Et en cet océan de regard tu te mire
En cet élan impérial tu te souffle
Mais transpercée par ces bruits tu t’étouffe

lundi 24 mars 2008

Neve fine marzo, benvenuti in Limousin...

Je n'y croyais pas vraiment, pourtant, on m'avait prévenue... Et oui, ce fut un we neigeux, bien évidement, je n'ai pas de photo à l'appui, mais une petite partie (rapide) de boules de neiges hier avec julien. En gros, les cloches avaient déposés les oeufs dans la neige, et c'est avec une délectation enfantine que Colin et moi sommes partis les chercher (une video dès qu'il me la passe). Enfin voilà, si je n'avait pas le dos en deux, j'aurais presque pu faire de la luge.... a la place, bowoloing, billard, ciné, et surtout, rédaction de mon mémoire au coin du feu....
Amitiées floconeuses...

vendredi 21 mars 2008

Je te…Tu me...bis

Je te rayon
Tu me lune
Je te rire
Tu me parole
Je te grince
Tu me bruit
Je te descend
Tu me chauffe
Je t’image
Tu me bulle
Je t’association
Tu me stylo
Je te rouge
Tu me bleu
Tu me cri
Je te murmure
Je te plante
Tu me mur
Je te gratte
Tu me cage
Je te fatigue
Tu me maison
Je te brique
Tu me ferme
Je te coq
Tu me grenouille
Je t’ombre
Tu me nuage
Je te plage
Tu m’herbe
Tu me parasol
Je te crème
Tu m’eau
Je te plongeon
Tu me stylo
Et je te mot
Je t’image
Et tu me son
Je t’arbre
Et tu me racine
Je te peau
Et tu me voile
Je te visage
Et tu me rivage
Je te et tu me
Marion

Je te…Tu me...

Je te poème
Je me stylo
Je te mot
Tu me sourire
Tu me regard
Tu me yeux brillants

Je te parole
Tu me réponse
Je te rire
Tu me sourire

Encore
Je te regard
Tu m’envol

Je te soleil
Je te chaleur
Je te lunettes
Tu me gelato
Tu me Bracchetto
Tu me biscotto
Je te voyage

Tu me souvenir
Je t’infini
Tu me souffle
Je te larme
Tu me sourire
Encore et Encore… (RomA)

Marion

mercredi 19 mars 2008

Quand tu déplaces une montagne, tu libères l'herbe qui étouffait dessous.

vendredi 14 mars 2008

we a lille!!!!!

La plage du nord, au secours, je me souviens plus le nom du bled!!! Juliette???

Expérience de chimie?
Un truc vert de carnaval.
Les lunettes special drague

la fête a l'accent chti




mercredi 12 mars 2008

cibo!!!!


















Les mots sont inutiles...

i tuoi sogni


I tuoi sogni, nelle nuvole si disegnano
poetica lettura
che cambia col vento
col sole prende colore
e col tuo sorriso
nella tua testa prende forma
magia del cielo

dimanche 9 mars 2008

Retour vers le futur

Roma, j'en avais tellement rêvé, ces quelques jours ont été tout, sauf ce que j'avais imaginé, merveilleusement irréels.
Fra pocco, un roman photo romano, mais je dois d'abord y penser un peu...
Voici un avant gout choisi.

Roma, ou la bulle éternelle

Racconto di vacanze
vacanze raccontate
come er vento
passeggio attraverso sti pezzi di vita
come la farfalla
volo attraverso i miei sogni
come il tramonto
approfito d'ogni momento
occhi chiusi
respiro
roma irreale
roma fuori tempo
n'antra dimensione
arcobaleno d'emozioni
raggio di sole nel mio cuore
la "bulle" m'ha riconosciuta

vendredi 15 février 2008

Qu’emporte tu pour partir en voyage?

Et nous y revoilà, ma question enfantine préférée : « Tu vas sur une île déserte, tu peux choisir une chose et une seule à emporter, qu’est-ce que tu choisis ? » -regard pensif-
J’ai eu plusieurs réponses, beaucoup de réponses, réponses bateau, réponses passionnées, réponses originales, aussi des non réponses, des fausses réponses ou des réponses cachées…
Mais cela ne m’a jamais empêchée de continuer à poser inlassablement ma question… Est-ce si existentiel que ça ? Faut croire que oui….
Enfin, du coup, souvent on me renvoyait ma question, et la revoilà aujourd’hui, qui vient frapper là haut, juste derrière les sourcils. Les idées tirent dessus pour les faire froncer, et me donnent une impression embêtée.

Avant un voyage, je commence à penser à ce que je dois apporter. Attention par avion c’est plus compliqué.
La valise de 20kg ne doit pas excéder.
Le sac à dos de liquide ne doit pas comporter.
Sous le détecteur à métaux, parfois tu devras te déchausser. RIRES (rien à voir !)
Enfin ça complique la tâche.

Et voici venue l’heure des listes. Ahhh, les listes, c’est pratique, surtout quand on veut oublier quelque chose. Un bout de papier déchiré, de mots griffonnés. Attention, réflexion ! Combien de jours déjà ? Et on compte, on évalue, c’est pas si simple…
Bon, valise bouclée, car elle ne sera prête que 2secondes avant le départ, balancée dans l’escalier car l’on est en retard… évidement.
Le sac à dos…mmh, passeport, lunettes de soleil, clés, appareil photo, et surtout, surtout, mon carnet, dévidoir de pensées.

Mais tout ça c’est du blabla. BASTA !!!

Vraiment, ça que j’aime emporter en voyage et que je n’oublie jamais ?
Mes yeux pour rêver
Mon esprit pour regarder au-delà
Et ma mémoire pour raconter…
Marion

fenêtres...

Fenêtre, j’aimerais plutôt raconter plusieurs fenêtres.
Fenêtres sur la vie, fenêtres sur l’espoir.

Fenêtre, beaucoup tu m’as éblouie, un peu tu m’as menti.

La première chose que l’on fait lorsqu’on arrive dans un nouvel endroit, c’est regarder par la fenêtre, en tous cas, moi, c’est ce que je fais. On pose ses affaires, si on en a, et on s’approche, le nez collé à la vitre, on se tord de tous les côtés pour voir ce « plus loin », pour voir cet ailleurs…
Des fois, nos yeux s’arrêtent sans qu’on leur ai rien demandé et parcourent lentement ce paysage.
Je me souviens d’une fenêtre, non en fait, plusieurs.
Attendez ! Tout se chamboule dans ma tête, je dois arrêter un peu la mécanique, remettre un peu d’huile et relancer la danse associative de mes idées. Pardonnez moi, laissez moi un instant, voilà…

La première fenêtre que je vous raconterai est une fenêtre par laquelle d’autres personnes regardent. C’est interessant finalement de regarder des gens qui regardent. L’objet du regard n’est plus la fenêtre, mais ces personnes. Le voir d’autres yeux qui regardent, fascinés. Moment inoubliable. Frissons.
J’aimerais vous parler maintenant de ma fenêtre préférée, ambidextre, polyglotte, s’adaptant à tout, elle m’accompagne, de Paris à Rome et de Capri à Venise, fidèle et poète, elle m’aide à mettre une image sur des émotions.
Je vous laisse deviner qui elle est…
Enfin, parce que ce texte est déjà long, et que les idées, là haut derrière les sourcils, sont fatiguées de danser le quadrille.
Voici la dernière fenêtre par laquelle je vous emmenerais vous aventurer aujourd’hui.
Train, avion, voiture, (vélo, mais c’est plus difficile…), elle trace l’esquisse de la vie d’un paysage qu’on traverse. Nuages…
Souvent, on y colle sa tête, et on pense…
Ou alors, fascinés, on peut même y coller les cils pour ne pas en perdre une miette.
Aussi, on peut y coller son visage pour faire rire les enfants de la voiture d’en face.

Histoires de fenêtres c’est terminé pour aujourd’hui, histoire de fenêtre ou fenêtres d’en voir, les idées sont passées à la valse, tournent et virent, je suis perdue…

Bon à la semaine prochaine,
Oserais-je dire à la fenêtre prochaine ?

STOP !!!

Marion

vendredi 1 février 2008

symbole....

Hier, en repassant l'histoire, j'ai redécouvert que Louis XIV avait choisi comme symbole le représentant, un soleil, pas prétentieux du tout le mec.. enfin, on s'est tout de suite demandés ce qui nous représentait, notre symbole.
Question simple, mais d'un compliqué à répondre.... dailleurs, j'y pense encore...

J’ai aimé, J’aime….

J’ai aimé ces forêts, ces arbres, ces feuilles, ces racines
L’odeur de la résine, l’odeur de la terre mouillée, l’odeur de la découverte.
J’ai aimé écouter le chant du pneu sur le bitume, le vent dans les cheveux en descente, les perles de sueur en montée, et la joie d’arriver.
J’ai aimé ce soleil plongeant dans l’eau de ce lac, maintes fois arpenté, qui depuis mon enfance, de ses vaguelettes m’a bercé.

Puis je suis partie.

Là bas, loin, de petits pas en grands, je me suis éloignée.
Le soleil, j’ai retrouvé, plus chaud, plus expressif, plus…

Dans les rues de cette nouvelle vie je me suis aventurée.

J’y ai découvert des trésors, et très vite très vite, mon cœur s’est emballé.

La vie, active mais tranquille.
Les gens, parlant vite, mais sereins.
Une ville, bruyante, mais apaisante.

Ma mémoire effacée je déambulait dans ces ruelles, où à chaque pas, une nouvelle vie se construisait, étayée par mes rires, mes discussions sans fin, et les regards échangés avec ceux qui m’entouraient.
En une soirée, on pouvait faire le tour du monde.

Une bulle s’est souflée et s’est en son confort que je me suis retrouvée.

Mais trop vite, après cette formidable aventure, la bulle a éclaté.
Mais très vite, une nouvelle vie a commencé.
Mais très vite, ma mémoire j’ai retrouvé.

Et maintenant, j’aime à penser ce que j’aime et ce que j’ai aimé.
Chaque instant de ma vie se dessine, et se construit par hier, avant hier et aujourd’hui,
Aidée par la forêt, le lac, le vélo, le soleil, l’aventure, les rencontres
Et aussi par les nouveaux sourires, les rires et les étoiles qui pétillent dans leurs yeux.

Marion

jeudi 10 janvier 2008

"On parle de la douleur de vivre, mais ce n'est pas vrai, c'est la douleur de ne pas vivre qu'il faut dire" Camus-Char (1946-1959)

"Le réel quelquefois désaltère l'espérance. C'est pourquoi contre toute attente l'espérance survit." Char-Camus (1946-1959)

"Si parla del dolore di vivere, ma non è vero, è il dolore di non vivere che si deve dire"
"La realtà a volta da acqua alla speranza. E cosi che la speranza sopravive"

les pt'is plaisirs

Ouvrir un nouveau pot de nutella…
D’abord, on choisit soigneusement son pot sur l’étalage, trouver l’élu parmis tous ces pareils. Puis finalement notre regard s’arrête sur une étiquette, oui, là le troisième au fond à droite, c’est celui là qu’on veut.
Enfin, arrivés à la maison, avec délicatesse, on sort le pot du panier pour le ranger dans le deuxième placard du haut, à sa place. Viens l’heure de trouver une occupation, pour ne pas craquer, pour se donner bonne conscience. Un journal sur le canapé, une série idiote à la télé, deux, trois voisins à épier. Et la frénésie commence quatre heure moins dix, moins cinq, là on ne tient plus, on frémit. La main s’allonge dangereusement vers le placard, hop l’ouvre, puis le referme du même coup, non c’est pas sérieux ! On patiente, des doigts tapotent la table de la cuisine… on regarde les aiguilles de la pendule, bouger et notre langue bat le rythme.
Tic tac tic tac.
Quatre heures… c’est l’heure du goûter…quelques secondes encore, juste pour la frime.
Puis on saute vers le placard, attrape ce pot trop bien rangé.
Attention, l’installation est importante !
Une chaise pour être confortable, un couteau rond, une petite assiette et une tranche de pain croustillant.
Et le délice commence.
Délicatement, on ouvre le couvercle et l’on peut entendre ce délicieux scrotch scrotch que produit le papier sur le couvercle. Puis il est là ce papier doré, qui brille et fait scintiller vos yeux !
Avec le bout de l’ongle, on s’amuse, on fait quelques dessins, puis souvent on écrit son prénom. Ensuite quelques petits coups, tac tac, le papier est troué et la pointe du doigt pleine de chocolat !
On porte ce doigt à la bouche, hum… et comme sur l’étiquette, on s’imagine les noisettes, le lait… ça suffit je ne veux pas en savoir plus.
Puis vite, vite on retire tout le papier avec des gestes frénétiques, il en reste souvent collé un peu sur les bords, on gratte, on enlève, on arrache, ouf…
Puis on pense en souriant bêtement, vivement le prochain pot…

Marion